10 octobre 2008
Démocratiser et décentraliser le développement en RDC: Un impératif pour le gouvernement congolais aujourd’hui
Il n’y a pas longtemps, un grand ministre du gouvernement congolais a tenu à Goma d’inquiétants propos qui remettent en cause le principe de la retenue de 40% de revenus locaux pour le développement de nos terroirs à leur base même. A l’entendre, ce principe garanti et consacré par la Constitution de la troisième République, serait irréaliste dans un contexte où le gouvernement est obligé de rembourser la dette extérieure colossale sous laquelle le pays ploie. Il serait même irréalisable dans l’état actuel des finances de l’Etat. Nous n’avons, en fait, d’autre choix que de faire machine arrière et de revenir sur les espoirs que nos collectivités locales placent dans les ressources qui leur sont propres en vue de promouvoir leur propre développement.
J’ai attendu en vain de la part des partis politiques de l’opposition, ou de la part de la société civile, ou même de la part des médias, un tollé général qui dénoncerait l’imposture et l’irresponsabilité des déclarations de notre haut dignitaire du régime sur une question aussi sensible que celle de l’utilisation des richesses nationales pour le développement de notre peuple. Pourtant, ces déclarations sont dangereuses pour le fonctionnement de la démocratie congolaise et nuisibles pour l’idée que nous devrions avoir des stratégies de promotion humaine dans un pays comme le nôtre, où tout est à rebâtir depuis nos localités les plus reculées jusqu’à nos grandes agglomérations urbaines dont Kinshasa est le symbole chaotique et cauchemardesque.
NOUS TOURNONS EN ROND DANS L’IMPUISSANCE
Si l’on se garde de penser que les propos du ministre de l’intérieur relèvent de la tension intérieure qu’il a due ressentir devant les menaces de la rébellion aux portes de Goma et qu’on les considère sérieusement comme l’expression des orientations actuelles et futures du gouvernement congolais en matière de politique économique et financière, il y a de quoi s’inquiéter.
Il y a de quoi s’inquiéter parce qu’il s’agit d’une remise en cause d’une des dispositions fondamentales qui donnaient une certaine crédibilité à la troisième République dans sa vision de l’organisation sociale, de la gestion de la chose publique et de la bonne gouvernance comme levier de notre développement. Ce qui devait en effet caractériser cette nouvelle République, c’est la rupture avec les pratiques centralisatrices qui ont appauvri notre pays au temps de Mobutu, dans un système qui remettait entre les mains d’une infime minorité toutes les richesses de la nation, au détriment des collectivités locales et des masses désespérées de notre peuple en péril. Nous avions tous et toutes pensé que les nouveaux temps qui s’ouvrent avec la troisième République seraient les temps d’un renversement de logique, où les richesses produites par les populations à la base et sur leur propre terre serviraient au développement local comme maillon d’une chaîne de développement communautaire national. Notre ministre nous apprend que nous nous sommes lourdement trompés.
La rupture devrait aussi concerner les priorités essentielles en matière du développement de la nation. Alors que la deuxième République était devenue un gouffre financier dont les ressources servaient principalement au remboursement d’une dette contactée par l’infime minorité au pouvoir pour ses propres besoins de prestige et pour le renflouement des comptes bancaires en Occident, il était clair que la troisième République engagerait principalement nos ressources dans la reconstruction de notre pays en matière de santé, d’éducation, d’infrastructures routières, d’aménagement de notre territoire, de lutte contre la pauvreté et de construction d’une destinée de prospérité individuelle et collective. Nous étions en droit d’espérer que le développement, au sens de dynamique créatrice endogène, durable et humaine, serait le cœur des préoccupations de nos dirigeants et de l’ensemble de nos populations, à partir des ressources de notre travail et de notre imagination. Apparemment, selon notre ministre, les réalités sont différentes : la dette extérieure demeure toujours la priorité face à nos intérêts vitaux et à nos besoins essentiels. Ceux-ci doivent être sacrifiés pour que notre place dans l’ordre de l’endettement international reste identique à ce qu’elle était au cours de la deuxième République. Nous ne sommes pas sortis de l’auberge, si j’en crois la vision que notre ministre de l’intérieur a de l’affectation des ressources de la nation.
Plus encore que dans l’allocation de nos ressources et dans la vision centralisatrice du pouvoir, c’est dans nos mentalités, dans nos esprits, dans notre conscience, dans notre imaginaire et dans notre perception de nous-mêmes que la rupture devrait être la plus radicale, la plus fondamentale, la plus décisive. Alors que le régime de la deuxième République nous avait habitués à nous penser comme des êtres vivant dans la périphérie d’un ordre mondial dont le centre réside dans les grandes capitales occidentales, nous étions en devoir d’espérer que nous serions désormais le centre de nous-mêmes, décidant par nous-mêmes de ce que nous devrions devenir nous-mêmes. Ce que Mobutu avait échoué à créer comme univers d’identité et énergie d’authenticité en contexte de guerre froide, nous pouvions espérer le réaliser par de nouvelles marges de manœuvres dans l’utilisation de nos richesses, grâce à l’éducation, à la mobilisation et à l’activation de l’imagination créatrice de notre peuple. Notre ministre de l’intérieur nous sort de cette illusion en ouvrant nos yeux sur les faits que nous sommes toujours un pays lourdement endetté, condamné à passer chaque année sous les fourches caudines de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international. En fait, il nous fait prendre conscience d’une réalité pénible : nous avons raté la révolution de notre imaginaire et de notre puissance, de notre liberté créatrice.
Le plus grave, c’est de constater que notre ministre a lui-même baissé les bras devant cette réalité et qu’il demande à notre peuple de faire de même, faisant ainsi de l’expérience de la troisième République une expérience vide de substance et vide de sens, parce qu’elle nous enferme encore dans toutes les pratiques de la deuxième République. N’aurions-nous tant souffert pendant des décennies que pour nous retrouver à la case départ d’un régime néocolonial impuissant et sans imagination, qui pense que le seul mode d’exercice du pouvoir est le mode centralisé, que la seule allocation sérieuse de nos ressource est le remboursement de la dette extérieure et que notre unique destin est de subir les affres de la périphérie de l’ordre mondial dominé par l’Occident ?
CASSER LE NŒUD GORDIEN DE L’IMPUISSANCE
Il faudra aujourd’hui expliquer à nos dirigeants que la solution à notre impuissance actuelle dans l’ordre mondial n’est pas dans la soumission à cet ordre et à ses exigences. Elle ne consiste pas à considérer l’endettement et le remboursement de la dette comme des impératifs absolus face auxquels nous n’aurions rien à faire, rien à imaginer, rien à entreprendre. Le vrai chemin, c’est de décider de remettre radicalement en question cette logique de la mort, au nom de la logique de la vie qui serait le cœur même de la troisième République. Il y a une manière utile de le faire : c’est d’allouer aux collectivités locales le fruit de leur propre richesse pour qu’elles se libèrent, dans l’effort pour le développement, des contraintes qui pèsent sur le pouvoir central en matière de remboursement de la dette. A partir du moment où les recettes réelles de l’Etat central seraient connues en dehors de la part qui revient aux terroirs locaux, il sera possible de renégocier notre dette et de nous assurer les marges de manœuvres de remboursement en fonction de nos moyens réels. Ce n’est pas notre pays qui devrait alors se soumettre aux conditions des bailleurs de fonds et des maîtres du système de la dette, mais ces maîtres eux-mêmes et leurs bailleurs qui devraient revoir tous leurs calculs dans les conditions qui nous seraient avantageuses. Nous éviterions ainsi de fonctionner avec le budget de misère comme l’ont fait Gizenga et son gouvernement d’impuissance. Tout cela dépend de la force de notre bonne gouvernance, c’est-à-dire de notre capacité à mobiliser tous nos fonds propres, depuis nos villages jusqu’à nos villes, de les gérer avec intelligence et compétence, sur la base de nos intérêts vitaux et de nos besoins essentiels, en ayant conscience du fait que chacun et chacune d’entre nous, du sommet de l’Etat à la base, devraient vivre à la hauteur des possibilités financières réelles de notre nation. L’essentiel, c’est d’allouer nos richesses au développement communautaire, pour que les services de base en matière de santé, d’éducation, d’infrastructures routières et d’aménagement rationnel du territoire fassent de notre pays un espace où il fait bon vivre, sans le goulot d’étranglement d’une dette dont nous savons tous et toutes qu’elle a servi plus à enrichir les individus qu’à développer notre pays.
C’est dire qu’il est plus urgent que jamais pour l’Etat congolais de respecter le ratio de 40% à allouer aux terroirs locaux pour leur développement. Mais il ne suffit pas de le faire pour que les choses aillent sur les roulettes, comme dans le meilleur des mondes possibles. Sachant à quel point nous vivons dans un pays dont les mentalités ont été forgées par la corruption, par les détournements de fonds, par l’esprit du lucre, par l’impunité et par les habitudes d’enrichissement ostentatoire, il serait illusoire de croire que les ressources seraient mieux gérées localement qu’elles ne l’ont été à l’échelle nationale. Un travail de fond pour l’éducation et la formation des populations, des fonctionnaires et des responsables locaux à l’éthique de la bonne gouvernance est de rigueur. Est également de rigueur la solidité des institutions de contrôle et de lutte contre l’impunité, au nom du droit sacré de tout notre peuple au développement et au bonheur.
Nous avons donc à faire de nos collectivités de vraies forces de promotion humaine, dans la construction d’un imaginaire de terroir nourri par la volonté et l’énergie de réussir à faire mieux que partout ailleurs, sur la base des valeurs par lesquelles chacun de nos terroirs se valoriserait aux yeux de tout le monde. Au temps de Mobutu, on appelait cela la « Révolution Comparaison ». J’incline à croire que cette révolution est une force mobilisatrice de première importance et de première grandeur, qui mettrait nos collectivités, nos provinces et nos régions en compétition pour le développement au sens plénier du terme.
Pour une telle politique de compétition positive, il n’y a pas de force plus féconde que l’éducation à la démocratie locale fondée sur les compétences locales gérant les ressources locales. Si chaque collectivité sait que sa vie et sa réussite dépendent d’elle-même et qu’elle a chaque jour à se mesurer aux progrès d’autres collectivités dans le domaine des infrastructures de santé, des structures d’éducation, des progrès dans d’aménagement territorial ainsi que de vitalité dans l’enrichissement collectif visible, on peut imaginer que chacune se donnerait les meilleurs de ses fils et filles pour relever le défi de la prospérité et du progrès. Ce serait une autre manière de gérer nos appartenances tribales : en faire des énergies de construction du développement au lieu de les vivre comme des bombes de haine à l’égard des ressortissants d’autres terroirs ethniques.
Dans cette perspective, développement et décentralisation vont de pair pour casser le nœud gordien de l’impuissance et donner à tout notre peuple le sens de la construction de sa propre destinée, sans attendre que le gouvernement central et les bailleurs de fonds internationaux soient les maîtres d’œuvre de la réussite de notre développement.
Nous savons tous et toutes que la centralisation mobutiste ne nous a conduits à aucun développement palpable. Nous savons aussi que son insertion dans la logique de l’endettement ne nous a conduits qu’à la ruine. Nous savons en même temps que son extraversion et l’aliénation de ses élites face à l’Occident a brisé tous les ressorts de notre créativité. Nous savons enfin comment tout cela s’est achevé : dans l’implosion d’un système qui nous a laissés K.O, pantois, hagards, impuissants et vides. Faudra-t-il que la troisième République tombe dans les mêmes erreurs et s’effondre dans les mêmes ruines, quand nous avons encore la possibilité de nous réorganiser comme forces d’une vie nouvelle, d’une existence congolaise créatrice et organisée pour son développement humain en profondeur ?
EN GUISE DE CONCLUSION
J’ignore si le ministre qui a remis en cause l’allocation de 40% de nos ressources aux collectivités locales aura lu ces lignes que vous venez de lire. J’aimerais lui dire tout de même que la logique du défaitisme et de la soumission aux diktats des puissances financières mondiales ne donnera rien de bon pour notre pays. Ce qu’il nous faut, c’est le courage de tordre le cou à cette logique et de décider une fois pour toutes de démocratiser et de décentraliser notre développement pour le bonheur de notre nation. La troisième République, c’est cela. S’il ne l’a pas compris, il est temps qu’il le comprenne et qu’il convertisse son esprit et son imagination aux exigences d’une promotion humaine décentralisée, autour des terroirs locaux arraisonnés par le limon d’une démocratie en profondeur.
Par Kä Mana (* Philosophe et théologien)
09 octobre 2008
Prêtre jésuite, Toussaint Kafarhire Murhula répond à Kä Mana
Cher Prof Ka Mana,
Je viens de lire votre réflexion de compatriote sur la situation qui prévaut à l’Est de notre pays, la RDC.
Je dois avouer sans attendre l’étonnement et la déception que j’en ai éprouvé, au point que je n’ai pas manqué de douter un moment si ce texte était bel et bien de votre plume. La réflexion contient des affirmations qui, à mon avis, accusent un manque de rigueur intellectuelle, contrairement à vos réflexions antérieures.
Pour revenir sur quelques points, que je trouve par ailleurs choquants et insultants par rapports aux populations qui portent la blessure et la douleur des violences guerrières, je vous dirai que je ne comprends que vous puissiez présenter Laurent Kunda en des termes si élogieux, sachant tout ce qu’il a fait comme abus massifs des droits humains et des crimes pendant ses nombreuses rébellions. Il n’en est pas à sa première, pour votre information. Et vous vous souviendrez que tout militaire qu’il est, il avait refusé d’obeir à sa hiérarchie pour se rendre à Kinshasa y travailler, pendant que d’autres Tutsi y travaillaient soit à la présidence soit au parlement ou dans d’autres institutions. J’imagine que dans votre réflexion, vous faites allusion à Masasu pour fonder et justifier ses peurs. Ceci est un dossier sensible, j’en conviens, et je crois qu’il ne vaudrait pas mieux mélanger ici les données de l’histoire avec des appréhensions non justifiées.
Vous revenez aussi sur le nom de Batware ou de « Mihigo » selon une certaine opinion repandue dans la région. Sans vouloir polémiquer sur les noms, je pense simplement qu’il y aurait des paramètres régionaux qui vous échappent. A mon avis, le nom ne changerait en rien la validité d’une revendication sur une nationalité quelconque, même pas au Congo. Ce n’est pas parce qu’on s’appellerait tel ou tel qu’on ne peut pas ne pas appartenir à une nation. Le nom, tel qu’il s’ecrit ou se prononce, ne constitue donc pas un critère pour justifier un droit civique ou politique ni la nationalité d’un citoyen.
De même qu’il me paraît assez hâtif, de votre part, de conclure sur l’histoire de Nkunda comme s’il était un de vos amis de longue date, pour qui vous porteriez un témoignage aussi facilement puisque vous connaitriez le passé. Je ne connais pas la durée de vos enquêtes dans la région, ni vos sources d’information, mais il me semble qu’une interrogation hâtive dans son entourage peut vous leurrer et ne pas vous révéler toute la lumière sur un être complexe, avec un passé qui peut être sujet à des manipulations. Quand est-ce qu’une personne peut avoir pris tel nom ou tel autre, pour quelles raisons, je ne sais. Je suis en train d’insinuer qu’il aurait changé de nom. Je veux simplement dire que je peux être né tel, et demain me décider de devenir tel autre, en prenant un autre nom.
Ce à quoi je voudrais surtout réagir par rapport à vos propos, par rapport à la personne de Nkunda, c’est lorsque vous affirmez que « les Tutsi du Congo devaient un jour ou l’autre se trouver en position psychologique d’avoir un leader qui incarnerait leurs revendications sur la nationalité. Laurent Nkunda prétend aujourd’hui être ce leader-là, qui refuse l’humiliation et la frustration, qui veut imposer une « tutsité congolaise » claire, différente d’une appartenance rwandaise ou d’une provenance burundaise. »
Je trouve cela simpliste. Si nous voulons reconstruire dans notre pays, un Etat de droit, croyez-vous qu’il nous faudra tous nous identifier à un leader qui incarnerait nos intérêts tribaux ? N’est-ce pas justement l’erreur qu’il conviendrait d’éviter ? J’aurais voulu, par exemple, vous entendre dire que vous incarnez vous-même cet idéal de combat pour la justice et le droit pour tout Congolais, que vous avez décidé d’en faire votre combat, plutôt que de l’attribuer à Nkunda qui le fait par des armes et à cause de son appartenance ethnique. C’est bien de reconnaître comme vous le faites, que dans la guerre, il n’y a aucune solution possible. Or, avant les élections, Nkunda avait déjà pris les armes. Et il continue de le faire après les élections. Peut-être qu’il était déjà candidat aux élections, puisqu’il me semble qu’il avait déjà une revendication justifiée et fondée qu’il voulait faire entendre, et comme on avait une liste qui s’élevait jusqu’à 33 candidats.
Ce chapeau de libérateur que vous lui faite porter n’est rien d’autre qu’une ruse discursive, une manipulation de l’opinion qui cherche à donner une forme de légitimité à cette rébellion qui n’a fait que saigner le pays. Et je me demande franchement quels intérêts un homme de votre rang aurait-il à montrer autant de complaisance vis-à-vis d’un leader aux crimes de guerre internationalement reconnus. Je comprends que vous soyez épris de paix, comme tout Congolais patriote d’ailleurs, pour avoir vu tellement du sang depuis des années. Seulement, les solutions que vous proposez doivent, à mon avis, se nourrir de réalisme et se fonder sur des prémisses qui sont historiquement correctes.
Toute votre construction d’un Nkunda libérateur au point d’en faire un héros qui charme et attire par sa disciple, sa rigueur, son charisme, et sa lutte contre les frustrations et les humiliations qu’il incarne est une tentative de réécrire l’histoire de maniere biaisée, une fois de plus. J’aurais souhaité que vous laissiez aux idéologues le soin de le faire. Puisqu’en aucun cas, franchement, la guerre de Nkunda ne se justifie aux yeux de tout homme qui a encore son bon sens. Il y a eu de nombreuses négociations, entre Nairobi et Goma, et le CNDP s’est engagé dans le processus de pacification, à ce que je sache.
Encore que le Congo en serait à son énième dialogue pour trouver de solution négociée à ses nombreuses et interminables crises. Il m’étonne donc de voir qu’un intellectuel de votre trempe fasse preuve d’une si grande amnésie ou myopie historique. Sinon, que faites-vous du cadre défini par l’engagement au programme « AMANI » dont votre héros se serait simplement défait de façon unilatérale ? Croit-il au moins en la force de l’engagement, au respect de la parole donnée qui fonde toute démarche démocratique ? Une question que je n’arrête pas de me poser sur les minorités Tutsi que l’on instrumentalise à l’Est du Congo, c’est de savoir qui les menace ? Qui leur bloque la route aux institutions nationales ? Qui leur dénie leur nationalité congolaise ? Est-ce surtout aux Congolais que vous allez imputer des habitudes belliqueuses? Ceux de l’Est en plus? J’ai vécu et grandi dans ce Goma que vous visitez peut-être pour la première fois, et pour une durée qui ne vous donnerait certes pas le recul nécessaire pour évaluer toute la profondeur de la crise de l’Est, quels que soient votre clairvoyance académique et le bon sens qui vous anime.
Nous avons eu avant les élections et après les élections des députés qui nationaux qui provinciaux en provenance de cette région. Croyez-vous, vous au moins, en la démocratie, pour savoir que les revendications de cet ordre devraient être canalisées par le dialogue pour lequel vous plaidez au sein de l’Assemblee nationale qui a le pouvoir de légiférer sur ces questions longtemps laissées sans réponse ? Ne sommes-nous pas une jeune démocratie pour lui donner la chance de réussir, de consolider ses institutions, et nous le peuple de grandir dans l’exercice de la réflexion dialectique ? Ceux qui revendiquent le droit et la démocratie les revendiquent par des moyens autres qu’en prenant les armes. Il n’y a rien qui justifie la rébellion de Nkunda, surtout lorsque vous parlez de civilisation, de coopération, de négociation, etc. Les noirs d’Amérique n’ont pas gagné leur combat de minorités aux USA en prenant les armes. L’apartheid en Afrique du Sud n’a pas été vaincu par la violence. Et même Gandhi en Inde. Et meme Lumumba au Congo. Puisque ce ne sont la que quelques figures que nous considérons désormais comme un patrimoine universel de l’humanité.
Ainsi donc, Nkunda n’a reçu mandat d’aucune circonscription pour défendre la voix de personne. Il s’octroie une charge, ou il est utilisé par d’autres structures que j’ignore, mais au Congo, il ne représente personne. Tout le monde soutiendrait les lubies belliqueuses d’un Nkunda, sauf un éminent philosophe et théologien. Il n’incarne en rien un libérateur ni aucun idéal dans les combats qu’il mène depuis si longtemps. De nombreux témoins et témoignages sur votre héros vous rappelleront qu’il a été en 2004, à Bukavu, avec Jules Mutebusi, dans une guerre dont les blessures ne se refermeront jamais dans plusieurs vies : assassinats sommaires, viols, pillages, etc. Et qui ne se souvient pas des massacres de Kisangani auxquelles Nkunda a massivement participé ? Je n’entre pas dans les détails de cette guerre présente. Nkunda est un criminel de guerre, et au lieu de réclamer qu’il soit arrêté et transféré auprès d’une court internationale pour être jugé, vous voulez créer, construire, fabriquer en vous servant de votre réputation d’intellectuel, un « soi-disant libérateur ! » Quelle supercherie !
Vous reprochez le Congo d’avoir à la place d’une armée nationale, un mouroir et cela suffit pour vous de justifier la formation des rébellions. Vraiment ? En lieu et place de penser que le défi incombe l’Etat congolais de se doter d’une armée viable, vous trouvez que c’est mieux de former une rébellion qui ne fait pas mieux que piller, violer et tuer. Surtout quand elle a de surcroît l’espoir d’être récompensée pour ses brutalités par les dividendes du coltan et d’autres minerais qui s’exploitent illégalement dans la région. Entre une armée congolaise qui constituerait un mouroir et une rébellion Nkundiste, faite de pilleurs, de violeurs et de tueurs, il ne faut pas choisir le moindre mal, mais le plus grand.
La crise de l’Est reste liée a l’absence d’un Etat souverain au Congo, d’un Etat de droit, d’une légitimité politique que seules les urnes ne peuvent pas fonder car faut-il encore que les autorités travaillent vraiment pour les populations et non pas pour s’enrichir elles-mêmes. Je crains qu’en allant chercher les causes profondes de l’instabilite à l’Est, vous soyez resté incapable de comprendre que la solution au problème congolais n’appelle pas une solution interne uniquement, mais intégrée, intégrale, régionale. Certes, la dimension interne est non négligeable, mais une paix durable dépend en majeure partie de la façon dont les Interamwe sont intégrés dans leur pays d’origine, ou écartés de la région des Grands Lacs. La stabilité du Rwanda qui semble vous éblouir à ce stade n’est que très précaire. Parce qu’il faut se souvenir qu’il aura fallu 30 ans avant que le FPR ne s’organise pour reconquérir le pouvoir à Kigali. S’il faut se laisser instruire par l’expérience, il faudra dès maintenant donner la chance à la communauté rwandaise de dialoguer entre elle-même. Il y a un plus grand besoin de dialogue interwandais plus qu’il y en a au Congo. Et cela aurait été agréable si vous aviez donné cette proposition aux autorités de Kigali, plus qu’à celles de Kinshasa.
Je ne voulais pas être long. Il y a beaucoup qui a été dit et écrit sur la région des Grands Lacs. Mais je pense qu’il y a des auteurs fiables, qui témoignent d’une grande impartialité dans leurs analyses, et je crois que vous feriez mieux de les consulter aussi sur la question des déplacements migratoires dans la région. Le Congolais moyen peut ne pas comprendre ces différentes périodes des mouvements des réfugiés.
TOUSSAINT KAFARHIRE MURHULA
Pretre Jésuite
29 septembre 2008
Joseph Kabila dit que le Rwanda est derrière Nkunda
La
radio africaine Africa N°1 a organisé le mercredi 24 septembre 2008 une
émission (Questions des Auditeurs) ayant pour fil rouge la reprise de
la guerre à l’Est du Congo et l’affirmation selon laquelle le Rwanda
soutient Nkunda. Cette affirmation faite par Joseph Kabila lors de son
dernier séjour à Goma, même si elle est un secret de polichinelle,
soulève certaines questions. Depuis quand Joseph Kabila s’est-il rendu
(enfin) compte que le Rwanda est derrière Nkunda? Qu’a-t-il fait?
Est-il capable d’aller au Parlement pour fournir les arguments étayant
son affirmation et pour débattre, sans tabou, de l’issue à réserver à
cette guerre d’agression absurde?
Avant que Joseph Kabila ne fasse sa sortie médiatique, Paul Kagame, se confiant à Colette Braeckman, avait lui aussi affirmé que Kabila sait où se trouve Nkunda. Qu’il avait même sollicité l’intervention de Kagame pour que l’avion pouvant conduire le général rebelle en Afrique du Sud, terre où Joseph souhaitait que Laurent aille en exil, parte du Rwanda. Cela malgré tous ses crimes imprescriptibles!
Pour dire les choses autrement, Kabila dit que le Rwanda soutient Nkunda; le Rwanda dit, en filigrane, que Kabila est de mèche avec Nkunda. Et de plus en plus, nos compatriotes de l’Est du Congo soutiennent que les complices de Nkunda se retrouvent dans les institutions de Kinshasa. La dernière déclaration du COJESKI abondait dans le même sens.
A quoi sert ce jeu de ping-pong? A planifier la misère, la maladie et la mort pendant que les partisans du Tutsiland et les réseaux mafieux de prédation de nos ressources du sol et du sous-sol font la fête.
LES FILLEULS ET LES METHODES DU PARRAIN
Il se pourrait
que Joseph Kabila ait rompu avec son passé et qu’il ne partage plus
l’idéologie de l’APR/FPR. Ainsi se serait-il converti en défenseur de
la souveraineté congolaise. Si cela était vrai, les faits l’auraient
prouvé. Cependant, l’analyse des faits atteste que le Congo est
gouverné de la même façon partout.
Après que Joseph Kabila ait, par son ministre de la Communication, usé de tous les stratagèmes possibles pour museler certains médias émettant sur le pays un autre son de cloche que «les médias coupagistes», les Congolais habitant la Belgique ont été servis il y a quelques jours par la télévision belge (RTBF). Un journaliste Belge se trouvant en plein marché de Kinshasa a pu accorder la parole à certains compatriotes parmi lesquels se trouvait une dame. Cette dame disait ceci: « On ne peut pas gouverner un pays en volant comme les gouvernants actuels le font.» Les autres images de la RTBF témoignaient de la misère d’un peuple sans aucun pouvoir d’achat. (A l’exception des députés et de leurs excellences les ministres. Le salaire des premiers est passé de 1500 à 6000 dollars!)
La Déclaration politique de la Convention des Démocrates Chrétiens faite à l’occasion de la rentrée parlementaire de septembre 2008 soutenait sans ambages que «les beaux discours de campagne électorale sur la paix, la reconstruction et le développement du pays n’ont pas tenu leurs promesses. L’après élection est pire que l’avant élection. En effet, l’insécurité est devenue endémique partout au pays. Même des provinces calmes comme le Bas Congo, le Katanga et les deux Kasaï sont à présent atteintes par ce mal.» Plus loin, la CDC ajoute: «Les réseaux maffieux créés avant la signature de l’Accord global et inclusif continuent à exploiter de manière illicite les ressources naturelles à l’Est du Congo constituant ainsi un manque à gagner pour le Trésor public et un pactole pour financer leurs activités criminelles.»
Pire, «le gouvernement assiste impuissant à la criminalisation de l’économie congolaise. Alors que l’opération de révision des contrats miniers n’est pas menée à son terme et ne donne pas des promesses claires au trésor public; des impôts ne sont pas versés par la quasi-totalité des entreprises minières répertoriées; des zones d’intérêt commun d’exploitation pétrolière ont été créées sans études préalables et sans gains réels pour le trésor public; des éléments du patrimoine public de l’Etat sont aliénés par des «puissants» sans savoir si la décision a été prise par les instances autorisées; (….) le gouvernement annonce un détournement des deniers publics de 1,3 milliards de dollars américains sans que les coupables ne soient désignés ni sanctionnés!»
Si Kagame soutient Nkunda à l’Est; est-ce lui qui paie les
salaires à Kinshasa? Est-ce lui qui demande aux membres du gouvernement
de brader les ressources du sol et du sous-sol congolais? Est-ce lui
qui entretient les réseaux maffieux de la prédation et l’insécurité
partout au Congo. Bref, est-ce lui qui planifie la misère et la
désolation des Congolais? La réponse à ces questions peut être non.
Mais une petite étude du fonctionnement de «la thérapie du choc» nous
convainc, nous ne le dirons jamais assez, que le trio (Kagame, Nkunda
et Kabila) sert une même cause: le capitalisme du désastre et/ou le
capitalisme sauvage. Il fait de la guerre et de la terreur des moyens
pour atteindre une fin: un marché criminalisé et autorégulé. (Il est
intéressant de lire le livre de Naomi KLEIN, La stratégie du choc. La
montée du capitalisme du désastre, Actes du Sud, 2008,669 pages. Ce
livre mentionne à plusieurs reprises l’usage de la stratégie du choc
telle qu’elle est recommandée et pratiquée à travers les documents
disqualifiés de la CIA ou de l’administration américaine Il cite les
noms des maîtres à penser des gouvernants américains les ayant
convaincus de l’efficacité de ladite stratégie. Parmi eux figure l’un
des formateurs des Chicago boys, M. FRIEDMAN. Le dernier numéro
thématique du Monde diplomatique (Manière de voir, Bimestriel, N° 101
intitulé Demain l’Amérique) procède à peu près de la même façon.)
A travers ses sorties médiatiques, ce trio (Kagame, Nkunda et Kabila) essaie, tant que faire se peut, de manipuler l’opinion publique, de brouiller les cartes de façon à plonger les Congolais dans un flou artistique.
Tel parrain, tels filleuls! La manipulation de l’opinion publique et les démentis officiels des faits avérés font partie de la politique de l’expansion de «l’impérialisme intelligent» US, à l’agonie.
En effet, la guerre d’agression du Congo participe du plan de «super-gouvernement mondial» des U.S.A. se moquant du droit international, prônant la guerre préventive et la manipulation systématique des médias. La guerre que Joseph Kabila livre aux médias est à situer dans ce contexte. Et la guerre d’agression n’est qu’une guerre de basse intensité. «Les guerres de basse intensité ne comportent pas d’engagement militaire direct des Etats-Unis. Ceux-ci s’arrangent pour faire se battre les autres. Ils provoquent des conflits entre pays voisins, ou à travers des mouvements paramilitaires ou terroristes.» (Lire M. COLLON, Quelle sera demain la politique internationale des USA?, dans www.michelcollon.be) (Les Internautes congolais savent par exemple que les USA viennent de vendre des armes au Rwanda, (soutien de Nkunda et Kabila) pour une valeur de 20.000.000 dollars.)
Au vrai, «basse intensité» est une expression trompeuse. Souvent, le nombre de victimes et les dégâts collatéraux qu’elle cause sont très élevés. «En réalité, ils ne sont moindres que pour les Etats-Unis. Ainsi, la guerre de ‘basse intensité» que Washington a déclenchée contre le Congo (à travers les armées du Rwanda et de l’Ouganda voisins, et diverses milices a fait cinq millions de morts et elle a paralysé le développement du Congo.» (Ibidem)
Conscients d’avoir perdu leur crédibilité morale à travers le monde, les U.S.A. espèrent la récupérer en se cachant derrière leurs valets.
De tout ce qui précède, il s’avère que «la montée du capitalisme du désastre» marche de pair avec «les crimes organisés», le non-respect des traités internationaux, du droit international et des organismes internationaux comme l’ONU. Les valets de ce «nouveau désordre mondial» ne respectent même pas le droit national.
La crise financière actuelle va-t-elle changer quelque chose à l’unilatéralisme américain et à l’arrogance de leurs valets? Ce n’est pas très sûr. Ils vont continuer à appliquer «la théorie du fou», c’est-à-dire à se comporter comme des êtres irrationnels partout où ils prétendent que leurs intérêts sont impliqués.
Il est un fait qu’ils pourraient être coincés par la récession et avoir des difficultés à financer leur armée. Ce qui paraît plus ou moins sûr est que leur arrogance pourrait être mitigée par la montée de la Russie, de la Chine, de l’Inde et tous ces autres pays appartenant à l’Organisation du Shangaï.
ET NOUS DANS TOUT ÇA?
Avons-nous besoin d’envoyer nos filles et nos fils au front pour gagner «une guerre de basse intensité» au service du néolibéralisme? La riposte congolaise est-elle opportune? Que défendent nos filles et fils envoyés au front? Notre territoire? Il est occupé et vendu. Occupé par les Mbororo, l’ADF/NALU et LRA, Nkunda les FDLR et les Interahamwe dans la Province Orientale et dans les Kivus. Kahemba a été offert aux Angolais. Ailleurs, notre territoire national a été transformé en carrés miniers et en «zones d’intérêt commun d’exploitation pétrolière» douteuses.
Alors, pour qui se battent nos filles et nos fils au front? Pour que les réseaux maffieux exploitent à leur aise les carrés miniers et que les parlementaires se cocufiant gagnent leurs 6000 dollars à la fin du mois et roulent dans les 4X4 sans inquiétude!
Une guerre de légitime défense exige des efforts d’un peuple ayant un «ennemi» commun. Si tout ce peuple sert la ceinture en temps de guerre, dès qu’il y a un peu de paix, il profite de ses dividendes. Donc, on pourrait encore comprendre qu’une guerre de légitime défense soit menée pour sauvegarder les valeurs de solidarité, de fraternité et de partage.
Chez nous, il n’en est pas ainsi. Nos populations souffrent pendant que leurs excellences les ministres et leurs honorables restent les seuls à manger, à boire, à se faire soigner et à envoyer leurs enfants à l’école.
Où sont nos véritables fronts de lutte? Au Parlement et au Gouvernement. Kiakwama kia Kiziki et Mokonda Bonza partagent ce point de vue quand ils notent: « Ainsi, le dysfonctionnement de l’Exécutif a contaminé le Parlement qui n’ose plus exercer ses prérogatives constitutionnelles de contrôle et surtout de sanction. Le parlementaire congolais tient un discours différent selon qu’il intervient en plénière devant les caméras ou qu’il s’exprime au moment du vote, les consignes et les mots d’ordre prenant le pas sur l’intérêt commun.» (Lire la Déclaration du CDC)
Tout est torpillé à partir de ces deux institutions infiltrées par «les collabos» du nouveau désordre mondial. Assiéger et/ou dissoudre le Parlement et les Conseils des ministres pourrait être plus parlant que pousser nos filles et nos fils au front de Kagame et Nkunda pour qu’ils aillent servir de chair à canon.
A notre humble avis, nous avons un long et dur travail de révolution de la pensée à abattre pour créer un esprit et une culture de la résistance. Car, tant que notre pays regorgera de toutes ses richesses du sol et du sous-sol, il sera toujours un objet d’envie. Nous avons tout intérêt à penser et repenser notre histoire en marge de celle écrite officiellement par les dominants.
Mais aussi étudier l’histoire des autres. Surtout celle de ceux qui ont su «vaincre» «le cavalier solitaire» malgré ses dollars et sa technologie. Ceci pourrait nous conduire à voir un peu plus loin que les apparences. Même chez certaines de nos élites intellectuelles, la multilatéralité des relations internationales ne semble pas avoir entamé leur conception du soutien du Rwanda en tant qu’hyper-puissance.
En effet, «les Etats-Unis, écrit Michel Collon, paraissent très forts, mais le sont-ils vraiment? Avec tous leurs dollars, toutes leurs technologies et tous leurs crimes, ils ont perdu la guerre de Corée (1950) et celle du Vietnam (1961-1975), ils ont du se replier du Liban (1962) et de la Somalie (1993), ils n’auraient sans doute pas gagné en Yougoslavie (1999) si le président Milosevic avait accepté les combats terrestres, et ils ont perdu en Irak et en Afghanistan, même s’ils ne le reconnaissent pas encore.(…) Sur le long terme, les peuples qui défendent leurs richesses et leur avenir, ne sont-ils pas plus forts que les dollars et les missiles?» (Ibidem)
L’Amérique latine, en organisant l’interdépendance entre le Brésil, le Venezuela, la Bolivie, le Cuba, l’Argentine, etc. revient petit à petit de «la thérapie du choc» à laquelle les USA l’avait soumise.
Il est vrai qu’ils ne la laisseront jamais tranquille. Mais le fait que ces pays créent des alliances entre eux et s’approchent de l’axe stratégique auquel appartiennent la Chine et la Russie pourrait leur permettre de souffler un peu. La culture de la résistance inculquée à leurs populations, la redistribution des revenus nationaux et l’effort soutenu d’alphabétisation sont autant d’atouts sur lesquels ils peuvent encore compter.
A moins que l’un ou l’autre front du refus du système téléguidé à parti de Washington et alliés nous fasse une surprise, penser notre place dans la géopolitique et la géostratégie moderne nous exigera beaucoup de temps, de sagesse et d’intelligence. La riposte à la guerre entretenue par le trio (Kagame, Kabila et Nkunda) telle qu’elle est menée n’apportera rien de bon au pays. La démission de Gizenga n’est que de la poudre jetée aux yeux des Congolais. Le système est vicié et vicieux. Nous y reviendrons.
JP MBELU
26 septembre 2008
A.Gizenga demissionne avec dignité
Alors qu'il etait interpeller a l'ensemblée nationale le premier ministre Antoine gizenga a dejoué tous les enjeux dans un style politique mûr en remettant hier jeudi la lettre de sa demisiion aupres du president de la republique joseph kabila kabangé,en qualité de premier ministre et chef du gouvernement.
Aprés avoir entretenu avec le président de la république il a fait un discours à la chaine nationale pour rendre publique la raison de sa démission.en commencant par rappeler son parcours politique en soulignant qu'il est au service de sa nation depuis plus de cinquante ans et en souhaitant un avenir meilleur pour le pays : « La tâche est immense, car le fossé de la régression, dans lequel était tombé le pays est très profond. Toutefois, on peut aujourd’hui affirmer que le pays commence à reprendre le bon cap et à connaître une vraie dynamique de redressement et de refondation. Il faut tenir bon et avancer avec détermination » un discours de retraite politique et un testament pour la futures générations qui aspire faire la politique.
RAISON DE LA DEMISSION
Le prémier ministre à évoqué la raison de limites de corps physique.il s'est senti fatigué physique comme toute autre étre humain aprés avoir atteint un certain agé avancé,il a été investi au poste de prémier ministre a l'age de 82 ans.
L'opposition parlementaire et
extra parlementaire, le prémier ministre a jetté l'époge en retard
car longtemps sonné la sonnette d'alarme pour réclamer la démission
du patriarche Antoine Gizenga en lui réprochant de l'immobilisme , de
l'invisibilité et de son silence absolue dans des évenements qui se
sont passé dans le territoire nationale en se réferant au crash de
kingasani,l'occupation de kahemba par les angolais,la réprise de la
guerre à l'Est et la gronde social qui monte au creneau.
Sélon d'autres sources sûr,le prémier ministre savent qu'il allé etre censure par le deputes nationaux qui ont deja preparé la petition de signature pour le contraindre à quitter son fauteil du premier ministre.
CONSEQUENCE POLITIQUE
La démission du premier va provoqué des consequences politique au sein de la majorité présidentielle.la prémière consequence est du fait que le prémier ministre n'etait designe par la majorité parlementaire mais plutot par la coaliition ( PPRD-PALU-UDEMO) celle qui avec les autres plates formes politique forment l'alliance de la majorité presidentielle (AMP).le successeur d'antoine gizenga sera nommée par le president de la republique et sera issu de la majorité parlementaire car l'accord qui avait donner naissance à la coallition ayant deja eu lieu,l'on craint qu'il y est bousculement pour le fauteil du prémier ministre.
Le risque de l'éffondrement de la coallition PPRD-PALU-UDEMO se pointe à l'horizon car Antoine gizenga à demissioné au grand etonnement de ses alliés qui disent qu'il ne s'attendent pas pas à la demission malgré les divergences qui persisté dans le coallition Kabila-gizenga-Nzanga Mobutu.
RUMEURS
La rumeur insiste sur les derniers propos du président de l’Assemblée nationale à son endroit. C’est-à-dire qu’il n’était plus à l’abri d’une motion d’interpellation ou d’une motion de censure. Pour éviter d’être traîné dans la boue, le Premier ministre Antoine Gizenga a préféré anticiper les choses en démissionnant.
La dernière nomination des membres de la Territoriale aurait surpris le prémier ministre partant. Il n’aurait été ni consulté et le Palu ne s’y retrouve pas. Ce serait goutte d’eau qui aurait fait déborder le vase. D’où la démission du premier ministre
Dans la capital certain soutient la demission du premier ministre car tous les congolais attendent ses moment pour qu'on puisse changer l'equipe gouvernementale qui depuis son investiture en fevrier 2007 ne parviennent pas resoudre les maux de la populationet.par contre les autres sont furieux en disant que le patriarche devait continuer à exercé son mandant
25 septembre 2008
J.B. Bemba demande à sa base de préserver l’unité du MLCJ
«Le MLC doit rester un et indivisible ». Telle est la substance du
message du président national du MLC, le sénateur Jean-Pierre Bemba à
sa base. C’est le secrétaire général du parti, le député national
François Muamba qui a percuté, mercredi, le message de la haute
hiérarchie à tous les cadres et militants du MLC, inter fédération de
Kinshasa. C’est pour mettre un terme à toutes les folles rumeurs qui
circulent sur le fonctionnement actuel du parti et son avenir qu’une
matinée politique a été organisée mardi au siège provincial du MLC afin
de procéder au réarmement moral des cadres et militants du
MLC/Kinshasa.
L’initiative est du président interfédéral, le député Adam Bombole. Il a demandé à la foule de ne pas céder aux provocations et autres sécousses internes, lesquelles ne doivent nullement faire oublier que le MLC est un grand parti et qu’il a participé activement à l’instauration de la démocratie en RDC.
Venant à la suite d’Adam Bombole, le secrétaire général du
MLC , le député François Muamba, a saisi l’opportunité pour transmettre
aux cadres et militants présents à la matinée politique le message du
président national détenu à La Haye par la CPI depuis quelques mois. Le
chairman est de coeur avec vous tous, leur a-t-il dit, avant d’indiquer
que ce dernier les a exhortés tous à demeurer unis malgré les attaques
et autres soubreésauts internes.
Le MLC n’est pas divisé, le MLC n’a pas plusieurs directions nationales, a rappelé François Muamba. Pour prouver ses dires, il a présenté tous les hauts cadres qui avaient pris part à la rencontre.
Et d’ajouter que tous regardaient dans la même direction pour la consolidation du parti et la préservation des acquis du combat du MLC depuis sa création le 30 septembre 1998.
Selon lui, la victoire du MLC est certaine et pour cela il faudrait préserver l’unité du parti en cette veille de la commémoration de son dixième anniversaire qui intervient le 30 septembre prochain. « C’est de cette façon que nous pouvons aborder avec confiance et espoir les échéances électorales prochaines au niveau municipal et local », a martelé le secrétaire général du MLC.
Qualifiant le procès Bemba de politique, le secrétaire général du MLC a demandé à la base de Kinshasa de garder l’espoir sur la libération prochaine de leur président national. Il a estimé que les enjeux politiques futurs sont tellement importants qu’il faut à tout prix faire échec aux oiseaux de mauvais augure qui ne lésinent pas sur les moyens pour saper les fondements du MLC et le voir un jour éclater. Recommandation ferme : ne prêtez pas le flanc à l’ennemi, entretenez la flamme du parti et serrons-nous les coudes
Faisant allusion au procès de Jean-Pierre Bemba à la CPI, il a dit à la foule nombreuse que « Le président national sera parmi nous très prochainement ».
24 septembre 2008
Procès Botethi : quatre condamnations à mort
Procès sur le meurtre du député provincial Daniel Botethi
Loleke, le verdict est tombé hier lundi 22 septembre. Il y a eu quatre
condamnations à mort et quatre acquittements. André Kimbuta Yango,
gouverneur de Kinshasa, a été lavé de l’imputation portée contre lui
par Patrick Mwewa. Une surprise pourtant…Aussitôt acquitté, le
sous-lieutenant Ngoy Kasongo alias « Moto ya Katanga » a été appréhendé
sur-le-champ, et menotté. Car un mandat d’arrêt était déjà lancé contre
lui pour l’embuscade tendue au footballeur Christopher Shabani Nonda.
C’est fini avec le procès sur le meurtre du vice-président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa. Le tribunal militaire de garnison de Kinshasa/Ngaliema a prononcé son jugement hier lundi 22 septembre. Les premiers sergents Kady Munungu alias « Bado Martens », Inoki Lesene alias « Bébé Kero », le soldat de 2ème classe Patrick Kibwe Mwewa alias « Songo Bololo » et Ilunga Kabuya Mbayo alias « Fidèle de Castro de Kuenda » ont été condamnés à mort pour association de malfaiteurs et meurtre. Par contre, les lieutenants Mungongo Matundu Gigi, Kalonji wa Kalonji René, le sous-lieutenant Ngoy Kasongo Idriss alias « Moto ya Katanga » et le civil Junior Susungu Wando ont été acquittés.
Mais coup de théâtre pour « Moto ya Katanga ». Sa joie n’a duré que quelques secondes. Car pendant qu’il était en train de jubiler, les soldats de la justice militaire se sont rués sur lui, tels des éperviers.
Il y a eu un véritable combat avant d’en venir à bout. Le pauvre a donc retrouvé la prison, menottes aux poings. Raison : un autre dossier judiciaire est ouvert contre lui pour association de malfaiteurs et extorsion. Car c’est dans ses mains qu’Inoki Lesene affirme avoir ravi la montre du footballeur Shabani Nonda. Montre confisquée par des malfaiteurs lorsque ce footballeur de renommée internationale était tombé dans une embuscade dans le même rayon du quartier Macampagne.
Le gouverneur de la ville de Kinshasa, André Kimbuta Yango, cité dans ce dossier, a été disculpé. Au nom du tribunal militaire, le capitaine président Patty Sangwa a dit que l’accusation de Patrick Mwewa n’a été que le fruit de son imagination, pour se donner une certaine importance. Après examen, les juges ont constaté qu’aucune connexion n’a été établie entre le gouverneur et cette bande. Donc, le mensonge systématique de Patrick Mwewa démontre sa culpabilité, et sa tendance pour la fabulation et la mythomanie. C’est-à-dire nuire aux autres, pour ne pas sombrer seul. Donc, un moyen de défense perverti. Or, la conviction du juge se fonde sur la vérité.
Pour le tribunal, c’est Patrick Mwewa qui est le meurtrier physique du député Daniel Botethi. Ce soldat qui fait le guet sur l’avenue Haute Tension, du côté de la « Villa Rosa », c’est-à-dire derrière la voiture, a tiré trois balles à bout portant sur le pauvre député qui tentait de se réfugier du même côté. Et il était en position accroupie, comme l’a démontré la police scientifique. Par la suite, Patrick Mwewa qui se cachait a été atteint à l’abdomen par le garde du corps Kankonde. Il revient à conclure, a déclaré le président du tribunal de céans, que la bande à Patrick Mwewa a volontairement donné la mort. Et le rôle de ce dernier a été déterminant, pour avoir abattu froidement le pauvre député.
Quant à Kady Munungu, c’est lui le chef de bande. Cerveau de la bande par son courage et son sang-froid, c’est lui qui attribuait les rôles. Mais Ngoy Kasongo alias « Moto ya Katanga » n’était pas sur le lieu du crime dans la nuit du drame. Par contre, bien que membre de la bande, il ne pouvait pas être condamné pour ce dossier. Ilunga Kabuya Mbayo a tout nié en bloc. Mais pour le condamner, le tribunal s’est basé sur ses contradictions et le témoignage d’une renseignante qui a été sa bailleresse. Inoki Lesene, lui, a été condamné pour participation criminelle. Car, c’est grâce aux effets militaires qu’il offrait à Kady Munungu que la bande parvenait à opérer. En plus, il a avoué qu’il se faisait passer aux yeux de cette bande pour un agent de renseignements. Ceci, dans le but d’avoir une part du butin.
S’agissant de la réparation des dommages, le tribunal a estimé que pour le garde du corps Kankonde, il est superfétatoire de parler des intérêts civils. Car il est loisible d’écarter l’infraction de tentative de meurtre. Surtout que ce qui est arrivé au défunt député est l’œuvre des turpitudes de son garde du corps. Donc, la partie civile Kankonde a été déboutée. Car, déclarée recevable, mais non fondée. La partie civile MLC a eu gain de cause. Les condamnés, solidairement avec l’Etat congolais, devront lui payer 10.000 dollars Us. Même chose pour les parties civiles famille Botethi.
Elles ont toutes été déclarées recevables et fondées. A titre d’exemple : les enfants auront droit à 250.000 dollars, la veuve aura 100.000 dollars. Certains membres de la famille auront des montants variant entre 250 et 15.000 dollars américains. En attendant, les prévenus ont cinq jours pour interjeter appel.
Assemblée nationale : Gizenga attendu de pied ferme
Neuf
points sont déjà inscrits au calendrier de l’Assemblée nationale. Outre
l’état des lieux de différentes recommandations émises par les députés
à l’endroit du gouvernement, les conclusions des enquêtes sur des
dossiers brûlants, notamment les passeports biométriques et le contrat
SNEL-Mag Energy figurent déjà à l’ordre du jour. Mais à côté de ces
points importants, l’Assemblée nationale attend toujours le projet du
Budget 2009. Entre-temps, les dernières journées ont été caractérisées
par des tractations sur les motions d’interpellation et de censure
présentées par les députés Sessanga, Kiakwama kia Kiziki et Mokonda
Bonza..
Les choses sérieuses vont bientôt commencer à l’Assemblée nationale. Après la plénière du lundi au Sénat, la chambre basse tiendra sa séance plénière ce vendredi 26 septembre. Initialement prévue ce mercredi, cette séance a été reportée à vendredi. Les raisons de ce report s’expliquent par les tractations menées autour de l’inscription au calendrier de la session de la motion d’interpellation de l’honorable Delly Sessanga, à l’endroit du Premier ministre. Mais aussi la motion de censure contre le gouvernement du CDC des députés Kiakwama Kia Kiziki et Mokonda Bonza.
Des sources concordantes renseignent que le député Sessanga serait prêt à relancer sa motion d’interpellation à l’endroit du Premier ministre. Tandis que le CDC soutient que la motion de censure contre le gouvernement devrait être inscrite à l’ordre du jour pour qu’ elle soit débattue dès la première plénière.
Déclaration relayée par celle de l’Opposition MLC-ODR-CD/UN sur la situation alarmante du pays dans tous les secteurs de la vie nationale. C’est-à-dire, dégradation de l’économie, hausse de l’inflation, mauvaise gestion des acquis de la transition, absence d’une politique nationale intégrée, consciente, cohérente, détérioration de la situation sociale, reprise des affrontements à l’Est et recul de l’Etat de droit. D’où cette exigence d’un changement radical dans la conduite des affaires de l’Etat.
Une plénière annonciatrice des lendemains fertiles au regard du discours de la rentrée parlementaire prononcée par le vice-président de l’Assemblée nationale, Christophe Lutundula. «Nous ne pouvons plus continuer à faire des contrôles et des recommandations sans lendemain sous peine de nous décrédibiliser aux yeux de l’opinion….La tâche qui nous attend est à la fois énorme et exaltante. Elle ne laisse aucune place à la distraction, ni à l’intrigue, tant elle requiert de la part de ceux qui s’y adonnent intelligence et attention soutenue ». Des propos du vice-président de l’Assemblée nationale qui circonscrivent le climat sous lequel se déroulera la présente session parlementaire ouverte le 15 septembre 2009.
D’emblée, le vice-président de l’Assemblée nationale avait critiqué le retard mis par le gouvernement dans le dépôt du projet du Budget à la date prévue par la Constitution. C’est-à-dire, le 15 septembre. Et même encore si ce projet du budget était déposé, l’Assemblée nationale a décidé de ne l’examiner qu’après que le gouvernement aura expliqué «les raisons de l’inexécution du Budget 2008 tel qu’il a été voté par le Parlement et promulgué par le Président de la république afin qu’à leur niveau les parlementaires rectifient le tir, s’il échet, au cours de l’examen du prochain budget ». Le gouvernement sait donc à quoi s’en tenir. Mieux, le Premier ministre est attendu de pied ferme à l’Assemblée nationale.
DOSSIERS PRIORITAIRES
En attendant le dépôt de ce projet du budget, le calendrier de cette session s’est déjà fixé des priorités. Il s’agit de connaître la suite réservée aux nombreuses initiatives de contrôle prises par les députés et procéder sans complaisance à l’évaluation de la mise en œuvre de différentes recommandations par le gouvernement. Cette décision a été adoptée lors de la session extraordinaire. L’Assemblée nationale tient à commencer par là.
La chambre basse se penchera également sur le Contrat Mag Energy-SNEL. Lors de la question d’actualité sur ce dossier, des contradictions avaient émaillé les interventions des membres du gouvernement et les hauts cadres de la SNEL. Les conclusions d’enquêtes ont été dressées. Il revient par conséquent au Parlement, précisément à l’Assemblée nationale, de se prononcer définitivement sur cette question dans le seul intérêt de l’Etat congolais et de l’image de marque de l’Assemblée nationale, comme le soulignait si bien Christophe Lutundula. Donc, pas d’intrigues.
Quant aux passeports biométriques, certainement que l’Assemblée nationale entendra le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Mais d’ores et déjà, selon le communiqué rendu public par ce ministère, les passeports biométriques sont déjà réceptionnés et seront mis en vente à la fin de ce mois de septembre.
Entre-temps, 9 projets et propositions de loi devront être examinés en urgence. Il s’agit de Projet de loi portant organisation et fonctionnement de la Commission électorale nationale indépendante, CENI ; Proposition de loi portant organisation et fonctionnement du Conseil économique et social ; Projet de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle ; Projet de loi organique portant organisation et fonctionnement de la Cour de Cassation ; Projet de loi organique portant organisation, fonctionnement, compétence et procédure de juridictions de l’ordre administratif ; Projet de loi organique portant code de l’organisation, du fonctionnement et de compétence des juridictions de l’ordre judiciaire ; Proposition de loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil supérieur de l’audio-visuel et de la communication ; Proposition de loi portant dispositions générales d’orientation agricole en République démocratique du Congo, et enfin Projet de loi portant protection de l’enfant qui passera en Commission mixte paritaire «Assemblée nationale -Sénat ».
ACTUALITE BRULANTE
Cependant, ce calendrier subira certainement de profondes modifications avec des questions d’actualité brûlante. Allusion faite à la situation toujours tendue et explosive au Kivu. Des voix concordantes ont insisté pour que l’Assemblée nationale, mieux le Parlement, endosse le Programme Amani pour ne plus donner cette impression qu’il s’agit d’une initiative de quelques personnalités. La question ayant un caractère national pour autant qu’elle touche à l’intégrité territoriale et à la souveraineté nationale, l’Assemblée nationale doit briser cette nonchalance qui la caractérise.
Mais la tension sociale dans le secteur de la Santé, de l’Enseignement, de la Fonction publique… retient déjà l’attention des députés. Les regards sont alors tournés vers le Parlement interpellé par le travailleurs de ces secteurs pour une solution à leurs préoccupations. A ce sujet, le vice-président de l’Assemblée nationale avait déclaré que cette situation «ne peut dès lors être que l’expression non seulement de l’exécution timide du budget 2008, mais aussi du non respect des engagements pris ». Dans ce cas, tout le monde attend la réaction des députés face à cette attitude du gouvernement.
Ceci dit, il revient à l’Assemblée nationale de relever les défis qui se présentent en elle. A partir de cette première plénière de la session de septembre en évitant surtout de s’adonner à des interventions spectaculaires qui nous rappellent les épisodes comiques du «Théâtre de chez-nous ». Ce serait un suicide politique.


